Vieux joueur - Jeux d'hier et d'aujourd'hui

Chroniques sur les jeux vidéos de tous les horizons et toutes les époques.

Fable : The Lost Chapters (2005)

fable3A l’occasion de la sortie de Fable II sur la Xbox 360, j’en profite pour revenir sur le premier opus qui avait fait pas mal de bruit à sa sortie et à raison. En effet, le bébé longtemps couvé par le prolixe Peter Molyneux valait vraiment le détour et encore aujourd’hui pour quiconque souhaite endosser réellement la peau d’un héros. Alors me direz-vous, que vaut à Fable d’être unique en son genre à ce jour ? Tout simplement parce qu’il s’agit du premier jeu à véritablement se soucier du « et après ? ». Autrement dit, à se préoccuper des conséquences des actes du héros sur son entourage et plus généralement sur son environnement. Ainsi, chaque décision à prendre se présente de manière manichéenne avec le bien d’un côté, le mal de l’autre, et l’incidence du choix effectué de se faire aussitôt ressentir dans la suite des opérations. Simple comme bonjour et pourtant jamais réellement exploité jusque là.

fable11C’est donc désormais chose faite avec Fable et plus encore visiblement avec sa suite où l’aspect tout entier d’une cité peut changer du tout au tout selon les décisions antérieures du héros. L’intérêt de tout ça ? Une immersion maximale bien entendu. Immersion accentuée par une foultitude de détails vous proposant par exemple de vous marier, d’acquérir une maison et ainsi de suite. Ajoutez à cela quelques idées intéressantes comme les multiples expressions dont dispose le héros à mesure qu’il avance dans l’aventure, du rot au pet en passant par la drague et les gestes obscènes, rien ne manque pour s’y retrouver. Autre idée assez sympathique, le système d’esbroufe vous permettant de vous vanter avant de débuter une quête. Par exemple se battre à poil procure des sensations « intenses ». De ce côté là Fable s’imposait d’emblée comme un modèle à suivre, tout du moins dans les grandes lignes de la démarche adoptée par Molyneux et son équipe.

fable21Toutefois, le titre de Lionhead Studios est loin d’être irréprochable. Car si la réalisation était plus qu’honorable pour 2005 malgré de nombreux bugs d’affichage, cela n’empêchait pas le joueur de s’attarder sur d’autres aspects négatifs beaucoup plus gênants, à commencer par une quête principale convenue et linéaire n’excédant pas la douzaine d’heures pour les traînards. Autre point noir, un système de combat assez brouillon et bourrin par un excès de simplicité à l’image des magies et autres équipements très limités même pour le profane. Cependant, la magie justement opère sans problème dans Fable, et le score de Danny Elfman n’y est sûrement pas étranger. On se laisse happer par cette aventure unique avec un réel plaisir et le concept novateur fait facilement fermer les yeux sur les nombreux défauts. Mais après tout, on ne peut pas non plus en vouloir à Lionhead Studios d’avoir voulu faire dans la nouveauté et de ne pas nous proposer un jeu « parfait » du premier coup. Quoi qu’il en soit, l’essai est transformé en beauté.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans Jeux PC ¤ [0] Commentaires


Unreal Tournament (1999)

26390465_pDans le monde impitoyable du FPS sur PC, il y eu clairement l’avant et l’après Unreal, titre qui fit l’effet d’une bombe dans le genre tout en le révolutionnant des pieds à la tête. Epic avait indéniablement frappé un grand coup et entendait bien récidiver dans la foulée avec Unreal Tournament qui allait à son tour innover de la plus belle des manières en proposant le premier véritable FPS online massivement multijoueurs digne de ce nom. C’est d’ailleurs le premier constat que l’on peut établir en parcourant Unreal Tournament, le fait que le titre pert indéniablement de son charme si l’on se contente de jouer en solo en combattant alors des bots contrôlés par l’ordinateur. Toutefois, ce mode offre déjà de quoi contenter la majorité des amateurs du genre. En premier lieu, il y a l’indéboulonable Deathmatch. Vient ensuite le mode Domination où deux camps (rouge / bleu) se disputent trois points stratégiques générant chacun un point toutes les deux ou trois secondes. Autrement dit, il faut en contrôler au moins deux sur les trois pour espérer sortir vainqueur (jusqu’à 200 points), ce qui implique de nombreux va et vient pour faire le ménage chez l’adversaire.

unrealtournamentLe troisième mode s’intitule le plus logiquement du monde « Capture the flag ». Dans ce dernier, se jouant en trois points gagnants, une équipe doit aller dérober le drapeau de l’équipe adverse et le ramener sain et sauf dans son propre camp pour marquer. A condition bien entendu que le sien soit encore là… Pour le quatrième mode, intitulé Assault, une équipe doit s’emparer d’une position ennemie sauvagement gardée dans un premier temps puis défendre cette même position dans un deuxième temps. Enfin, le cinquième mode, Challenge, n’est qu’un vague ersatz du mode Deathmatch comptant seulement quatre missions et là juste pour vous préparer psychologiquement à rencontrer Xan, le champion sanguinaire du Unreal Tournament. Autant de concepts relativement simples, il faut en convenir, mais qui générèrent à l’époque, et même encore maintenant pour les nostalgiques, des parties endiablées pour le moins survitaminées. D’autant plus que le jeu mettait déjà à dispotition du joueur une jolie batterie d’armes utilisable chacune de deux manières, le tout au service d’un rythme haletant et d’une boucherie sans bornes. Côté réalisation, Unreal Tournament reproduisait ce qu’avait déjà fait Unreal tout court. Autrement dit, une claque visuelle nécessitant toutefois une grosse machine à l’époque pour faire honneur au travail des développeurs. En tout cas une qualité véritablement bluffante, du jamais vu. Seul hic au programme, la sévère concurrence orchestrée par Id Software et leur lui aussi monumental Quake III Arena qui, c’est de bonne guerre, inspira largement Epic pour les futurs volets d’Unreal. Bref, un mot pour le dire : une tuerie.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans Jeux PC ¤ [0] Commentaires
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