Vieux joueur - Jeux d'hier et d'aujourd'hui

Chroniques sur les jeux vidéos de tous les horizons et toutes les époques.

Tom & Jerry (1992)

tometjerryQuelques mots sur ce jeu Game Boy, le premier à ma connaissance mettant en scène les aventures du chat et de la souris. Représentant on ne peut plus classique du genre plate-formes, le titre développé par Beam Software nous fait endosser le rôle de Jerry à travers dix niveaux relativement vastes pour le support mais également assez proches les uns des autres pour trouver vite lassantes ces pérégrinations. Au niveau de la difficulté, c’est par contre assez bien équilibré avec un système de password pour ceux qui n’auraient pas assez des trois vies et trois continus de départ pour en venir à bout. Et cela peut arriver assez rapidement avec des niveaux truffés de pièges et conçus de telle manière qu’on est le plus souvent obligé de tâtonner pour trouver le bon chemin menant au salvateur panneau « exit ».

tometjerry1Graphiquement assez pauvre et plutôt mal animé dans l’ensemble, Tom & Jerry se veut par contre stressant avec des niveaux chronométrés, hantés par des ennemis qu’on est généralement contraint d’éviter avec cerise sur le gâteau une petite musique qui accélère à mesure que la santé de notre souris s’affaiblit, le tout illustré par un petit portrait souriant au départ mais bien vite inquiet de son sort prochain. Côté gameplay, A est utilisé pour sauter et B pour accélérer et amplifier les sauts lorsqu’il est maintenu. Seul bémol à cette simplicité enfantine, une précision vraiment limite qui en fera enrager plus d’un dans les derniers stages où ça ne pardonne pas. Au final, c’est un jeu de plate-formes assez quelconque que ce Tom & Jerry. On y passe une heure ou deux pour le terminer sans la moindre envie d’y revenir de si tôt.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans Game Boy ¤ [0] Commentaires


Heavenly Sword (2007)

heavenlyswordC’est un joli pétard mouillé que nous a livré l’équipe de Ninja Theory avec Heavenly Sword. On osait à peine espérer un préambule à God of War III mais au lieu de ça nous sommes plutôt en présence d’un beat’em all linéaire au possible, beaucoup trop répétitif (même pour le genre), bourrin à l’extrême et surtout terriblement court. Pourtant il y a quand même du bon dans ce titre, à commencer par une histoire certes assez classique mais très bien amenée grâce à une intéressante galerie de personnages torturés, à commencer par la charismatique héroïne énervée Nariko qui n’a rien à envier pour le coup au divin Kratos. Ces derniers sont d’ailleurs particulièrement bien mis en valeur grâce à un doublage français de qualité et des cut-scenes simplement bluffantes quant aux émotions qu’elles parviennent à faire passer à l’écran. A noter au passage que ce n’est rien de moins qu’Andy Serkis lui-même (Gollum dans Le Seigneur des Anneaux) qui prête ses faits et gestes au tyran Bohan. Un plus indéniable et appréciable.

heavenlysword1Côté réalisation donc, le jeu offre de belles promesses pour l’avenir de la Playstation 3 sans jamais les tenir à aucun moment. Il s’agit également d’un des rares titres à solliciter quelque peu la gyroscopie de la manette Sixaxis avec plusieurs séquences de tir à la cible pas évidentes tant qu’on a pas compris le truc, notamment l’inversement des angles de caméra d’un écran à l’autre. Quoi qu’il en soit, Heavenly Sword donne le plus souvent l’impression d’une belle vitrine désespérément vide alternant les phases monotones où l’on ne croise personne dans des décors somptueusement animés et d’autres sur les champs de bataille où au contraire on ne sait plus où donner de la tête et de l’épée. Un petit mot d’ailleurs sur les angles de caméra dont la gestion n’a de mémoire jamais été aussi calamiteuse dans un jeu avec les gâchettes qui permettent seulement une mini rotation temporaire pour élargir son angle de vision. Le résultat est complètement inutile et sans aucune souplesse. Au final, Heavenly Sword n’est guère mieux qu’un God of War du pauvre. Un jeu sans aucune consistance qui vous occupera un petit après-midi avant de passer à autre chose.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation 3 ¤ [0] Commentaires

Tetris DS (2006)

tetrisdsIl y a peu ici même je m’attardais sur le cas de Nintendo et plus particulièrement sa vieille habitude de recycler ses titres fondateurs pour faire du neuf avec de l’ancien. Et quel plus bel exemple du genre que la refonte du cultissime Tetris sur Nintendo DS ? Tetris le seul, l’unique, le casse-briques par excellence qui sollicita des années durant les neurones et réflexes de millions de joueurs tout en assurant au Game Boy un succès inespéré. Tetris était donc de retour en 2006 mais cette fois ci sur la nouvelle portable phénomène de Nintendo. Reste à savoir si la manière était là elle aussi. Alors inutile de tourner plus longtemps autour du pot, Tetris DS est un grand jeu. Par grand jeu j’entends un principe solide, inaltérable et surtout au potentiel d’addiction hautement contagieux. A tous ces niveaux, le titre de Nintendo est un modèle du genre.

tetrisds1Jetons donc un coup d’œil au contenu de la cartouche. Premier constat, le Tetris « classique » a cédé la place à une belle fournée de modes de jeu plus ou moins réussis. Seul impair notable à signaler, la disparition pure et simple dudit Tetris « classique » que l’on retrouve uniquement dans un mode Standard Marathon limité à seulement 200 lignes. Autre petite déception, une difficulté nettement revue à la baisse qui se traduit par la possibilité de « bloquer » certaines pièces en réserve en plus du fait de savoir à l’avance ce qui va arriver (pas une mais sept ou huit pièces désormais) et d’avoir également la possibilité de voir l’ombre des pièces avant qu’elles ne s’imbriquent, même si cette dernière aide est plus pénible qu’autre chose. Bref, la tendance de ces dernières années visant à simplifier toujours plus n’a pas épargné notre casse-brique et c’est bien dommage.

tetrisds2Heureusement et pour se consoler, le joueur a de quoi s’occuper avec toutes les nouveautés. Entre les Puzzles, les missions, les duels contre l’ordinateur et bien sûr le mode standard se rapprochant le plus du Tetris que l’on connaissait, il y a de quoi user la batterie de la console. Côté gameplay, les développeurs ont eu la bonne idée de doser convenablement les jeux sollicitant le pavé D et les autres jouables uniquement au stylet sur l’écran tactile avec là encore une précision faisant honneur à la DS. A noter également l’utilisation quasi systématique des deux écrans pour une immersion totale. Cerise sur le gâteau, un chapitre Records vous permet de tenter sans cesse d’améliorer vos scores. Et de l’entraînement vous allez en avoir besoin avec un mode multijoueurs jouable en local mais aussi en ligne, de quoi rendre le jeu absolument incontournable au même titre qu’un Mario Kart. Bref, Nintendo a su recycler à merveille un de ses titres phares en lui redonnant avec panache une deuxième jeunesse. Et puis petit détail qui ne gâche rien, les nombreux clins d’oeils (surtout musicaux) à d’autres références telles que Zelda, Mario ou encore Métroïd.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans Nintendo DS ¤ [0] Commentaires

Metal Slug Anthology (2007)

metalsluganthologyRéunir tous les épisodes de la série Metal Slug sur un seul DVD, en voilà une riche idée. Car si les bornes d’arcade et plus encore la Neo Geo ne sont plus vraiment d’actualité aujourd’hui (sauf pour certains !), les amateurs de SNK Playmore (« The Future is Now » ! ^^) sont eux toujours aussi nombreux ou presque. C’est pourquoi cette compilation est vraiment bienvenue, surtout quand on se souvient du prix qu’il fallait débourser à l’époque pour se procurer et/ou venir à bout d’un seul titre. Ainsi, moyennant quelques euros, on se retrouve en possession de sept épisodes : Metal Slug Super Vehicle 001, Metal Slug 2, Metal Slug X, Metal Slug 3, Metal Slug 4, Metal Slug 5 et Metal Slug 6, ce dernier étant jusque là inédit chez nous.  Passons donc rapidement en revue ces quelques pépites…

metalsluganthology1Metal Slug : Super Vehicle 001 (1996), ouvre donc le bal de la plus belle des manières avec des animations détaillées, une musique fanfaronne et une surenchère visuelle dans l’action qui encore aujourd’hui laissent sans voix les premières secondes avant que les réflexes ne reviennent au galop. Car des réflexes il va en falloir pour boucler les six petites missions en apparence accessibles, beaucoup moins pourtant dès qu’on abandonne les continues illimités et le mode easy. Vient ensuite Metal Slug 2 (1998) avec déjà quelques petites nouveautés comme le choix du personnage, un level design très oriental, de nombreux véhicules utilisables et cerise sur le gâteau quelques boss très impressionnants. A noter également que pour le dernier d’entre eux, les concepteurs du jeu se sont « légèrement » inspirés du Independence Day de Roland Emmerich. Je passe alors rapidement sur Metal Slug X (1999) qui n’est rien de plus qu’une relecture de Metal Slug 2.

metalsluganthology2C’est maintenant le tour de Metal Slug 3 (2000) qui, comme le second opus, verse au maximum dans l’originalité et la variété avec cette fois ci un level design orienté jungle, zombies et passages aquatiques mais également des phases de shoot’em up tantôt au scrolling horizontal tantôt au scrolling vertical qui rappellent les belles années d’anciennes machines. Même chose pour Metal Slug 4 (2002), lui aussi d’excellent facture avec un niveau enneigé, l’apparition des armes à deux mains ainsi qu’un petit passage sympathique où l’on se retrouve changé en singe. Quoi qu’il en soit, les épisodes 3 et 4 constituent pour moi le duo gagnant de l’anthologie SNK. On ne peut malheureusement pas en dire autant pour Metal Slug 5 (2003) qui commence à pas mal recycler sans jamais retrouver l’allant des premiers épisodes. Qui plus est, c’est celui qui souffre le plus de petits temps de chargement apparus lors de cette compilation et seul véritable bémol du titre. Pour finir, Metal Slug 6 (2006), inédit chez nous et graphiquement un cran au-dessus de ses illustres prédécesseurs avec des animations remarquables.

En conclusion, Metal Slug Anthology constitue une solide compilation pour tout nostalgique des bourlingueurs de SNK. Les jeux ont beau être assez proches les uns des autres, le plaisir de défourailler à tout va est intact et il est toujours aussi plaisant de parcourir ces niveaux de toute beauté tout en profitant des irrésistibles animations proposées bourrées d’humour. Un petit mot au passage sur le jeu à la wiimote, pas franchement transcendant et qu’on aura tendance à remplacer par une manette GameCube. Bref, une bonne surprise pour les amateurs.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans Wii ¤ [0] Commentaires

The Legend of Zelda : The Wind Waker (2003)

zeldawindwakerNintendo ou l’art de faire du neuf avec de l’ancien. Une généralité qui heureusement ne s’applique pas systématiquement. En témoigne les sagas maison telles que Mario et Zelda qui depuis plus de deux décennies continuent à déchaîner les foules à chaque nouvel opus. Et cet épisode GameCube constitue la preuve à lui seul qu’on peut se hisser sur les épaules de géants pour en sortir encore grandit. Pour la grande majorité des fans de l’elfe à l’habit vert, The Legend of Zelda : A link to the Past reste et restera le chef d’œuvre de la saga, au même titre que le premier épisode 3D Ocarina of Time. Il n’empêche que des jeux comme Majora’s Mask ou plus récemment Twilight Princess sont eux aussi de franches réussites. Le cas du premier notamment nous intéresse plus particulièrement puisqu’à ce jour c’est probablement celui qui ose le plus (le fameux cycle des trois jours) sans pour autant perdre de vue ce qui constitue le terreau originel de la série. Il en va de même avec The Wind Waker qui, même s’il se permet quelques libertés, n’en demeure pas moins un authentique Zelda.

windwaker11Premier constat, le design. The Wind Waker assume totalement son aspect cartoon et l’humour qui va avec. Certains crièrent au scandale mais force est de reconnaître que graphiquement le jeu est magnifique. Décors, effets de lumière, de fumée, animations des personnages, évolution des conditions météo en « temps réel », rien ne manque pour que le spectacle soit au rendez-vous, source inaltérable d’émerveillement pour tout amateur qui se respecte. Du côté de l’aventure, c’est par contre un peu léger. L’histoire est originale et joue à merveille sur la mythologie du royaume d’Hyrule, par contre les donjons sont trop peu nombreux et surtout d’une trop grande simplicité pour tenir suffisamment en haleine le joueur patenté. D’autant plus qu’une fois excalibur ressourcée, il ne reste plus qu’à partir à la pêche pour affronter ensuite un Ganondorf pas bien coriace dont le donjon, infamie difficile à avaler pour un puriste, se résume à re-affronter quatre malheureux boss. Dur à avaler.

windwaker2Reste heureusement une multitude de quêtes secondaires. Entre les nombreuses cartes au trésor et autant de réceptacles de cœur à dénicher, il y a vraiment de quoi s’occuper un bon moment si l’on veut achever la quête complètement. D’autres sont par contre bien inutiles, à l’image des figurines (Nin)tendo. Pour conclure, un petit mot sur « l’esprit » de The Wind Waker. Le jeu a beau être soigné au niveau de la réalisation et jouer à fond la carte « aventure » en développant le thème de la piraterie, il lui manque quand même ce côté épique propre aux grands crus de la mythologie Zelda. Pour moi, seuls à ce jour A link to the Past, Ocarina of Time et Twilight Princess proposent réellement un petit quelque chose en plus qui les rend inoubliables. Peut-être que The Wind Waker n’est tout simplement pas assez « adulte » pour convaincre totalement le joueur exigeant. Résultat, une fois accepté le côté « maritime » de l’aventure et son approche enfantine du mythe, on passe un très bon moment avec The Wind Waker, même si on a déjà connu mieux. Ca tombe bien, l’édition testée offre la possibilité de refaire Ocarina of Time dans une version prolongée. Bonheur !

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans GameCube ¤ [0] Commentaires

Gears of War (2006)

gearso10Il fallait à Microsoft quelque chose de très couillu pour prouver au public que sa nouvelle X-Box 360 en avait dans le ventre et c’est presque « logiquement » que le destin de la machine fut confié à Epic Games, pas manchots généralement dès qu’il s’agit de faire sauter une braguette. Souvenez-vous d’abord du tout premier Unreal sur PC et de son petit frère Unreal Tournament, de la baffe graphique pour qui avait les moyens de faire tourner ces monstres. Souvenez-vous ensuite de la multitude de jeux dotés du moteur d’Epic Games ayant vu le jour dans le sillage d’Unreal, un véritable raz de marée. Vous comprendrez alors mieux ce qui attendait l’heureux possesseur d’une X-Box 360 à l’annonce d’un Gears of War développé par leurs soins. Chose promise chose due, le rendez-vous n’allait pas être manqué par Epic Games qui allait une fois de plus balayer à peu près tout sur son passage en offrant au joueur de l’action, de la vraie, du sang et surtout de la tripaille à volonté. Amen !

gearso11Pour ainsi dire du jamais vu graphiquement et techniquement parlant, Gears of War c’est donc du très lourd. A tel point que même aujourd’hui sur la machine de Microsoft, il n’y a guère que sa suite, Gears of War 2, qui soit parvenu à placer la barre encore plus haut en jouant à fond la carte de la surenchère. Mais qu’en est-il du contenu ? Vous incarnez Marcus Fénix, fraîchement libéré de prison, auquel on fait appel pour lutter contre la terrifiante invasion orchestrée par la horde extra-terrestre des locustes. Mal en point, la race humaine ne peut désormais plus compter que sur vous et votre fidèle bras droit Dominic Santiago (plus quelques autres gus bienvenus) pour régler le problème. Pas très original certes, mais l’intérêt du titre n’est pas là. Jeu d’action à la troisième personne bénéficiant d’un gameplay lui non plus guère original mais on ne peut plus efficace, Gears of War c’est donc un aller simple pour l’enfer au milieu des fusillades ennemies pour le meilleur et surtout pour le pire.

Beaucoup trop court en solo malgré trois niveaux de difficulté (Recrue / Vétéran / Dément), le jeu d’Epic Games offre néanmoins un bon petit challenge mais prend réellement toute son ampleur dans le jeu en coopération, soit en local, soit sur le Live. Immersif à souhait avec une surenchère dans le gore complètement assumée (ah, les giclées de sang à l’écran après l’usage de la tronçonneuse !), faisant oublier ses petits défauts par ses énormes qualités, il constitue à n’en pas douter une expérience incontournable sur X-Box 360 et contribua grandement à définir ce que pouvait être à l’avenir un jeu estampillé « next-gen ».

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans XBox 360 ¤ [0] Commentaires

Little Big Planet (2008)

littlebigplanetDepuis le temps que la PlayStation 3 nous promettait de l’originalité tandis qu’elle se  limitait à nous servir des épisodes 4 sans saveur, il aura finalement fallu le concours de Media Molecule et de son Little Big Planet pour enfin découvrir autre chose sur la plate-forme de Sony. Un jeu de plate-formes communautaire, rien que ça. Cependant, une fois la surprise passée, il faut bien reconnaître à LBP quelques défauts majeurs plus ou moins bien dissimulés par une identité graphique particulièrement réussie. Car si le jeu de Media Molecule se veut mignon à souhait même pour les gros durs, il souffre dans le même temps d’un gameplay pour le moins flou et hasardeux qui gâche constamment la fête. Pas tant le fait de pouvoir jouer sur trois plans différents à la fois façon Paper Mario, mais plutôt ce que certains spécialistes ont qualifié de jouabilité « lunaire » particulièrement agaçante. Bref, le point crucial à ne pas rater pour ce type de jeu… est raté. Dommage.

littlebigplanet1L’autre gros point faible du titre c’est que, aspect communautaire oblige, le côté solo est très très vite expédié. Comptez quatre ou cinq heures grand maximum pour boucler tous les niveaux à plus de 80%. Plutôt léger pour le joueur qui n’a pas Internet et ils sont encore nombreux dans ce cas. Reste donc le côté communautaire… Alors oui l’éditeur de niveau est bien achalandé avec une foultitude de possibilités… à condition de vouloir et pouvoir s’y investir réellement. En effet, il vous faudra un sacré moment pour pondre un niveau « correct » d’une part niveau originalité et « CORRECT » d’autre part question droits et licences au risque de vous faire purement et simplement supprimer votre bébé lorsque vous le proposerez à la communauté sans aucune possibilité de récupérer votre œuvre. Frustrant, et pas qu’un peu. Résultat, ce qui aurait dû être un festival de niveaux débridés n’est à l’heure actuelle qu’une vaste poubelle avec de temps en temps une pépite à savourer, généralement des stages thématiques reconnaissables en un clin d’œil. Un dernier mot enfin sur le côté multi-joueurs lui aussi assez décevant avec un « hôte » tout puissant qui plombe généralement les parties. Bref, même s’il restera dans les annales pour avoir émancipé un peu la communauté PS3 et qu’on s’amuse sans problème dessus les premières heures, difficile de s’y attarder plus que de raison à moins d’être un créatif dans l’âme.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation 3 ¤ [0] Commentaires

Prince of Persia : Les Sables du Temps (2003)

princeofpersiaUbisoft a toujours eu coutume de nous surprendre avec ses jeux et ce depuis les premiers pas d’un certain Rayman. C’est pourquoi le succès éclatant de Prince of Persia : Les Sables du Temps, aussi bien artistique que critique, n’est qu’une demi surprise, et amorçait en tout cas le renouveau de la série. Il n’empêche que sans prévenir « Ubi » allait nous pondre la nouvelle référence en matière de plate-formes 3D sur PlayStation 2, détrônant la mythique Lara Croft de Tomb Raider avant d’être détrôné à son tour deux ans plus tard par le God of War de Sony et son divin Kratos qui lui doit tout ou presque. C’est aussi ça la magie du jeu vidéo, la capacité de certains à s’inspirer du travail de leurs prédécesseurs tout en le sublimant avec leurs idées propres.

princeofpersia1Interrogeons-nous donc sur les éléments qui font de Prince of Persia : Les Sables du Temps encore aujourd’hui un jeu culte du genre de la plate-formes. En premier lieu il y a l’ambiance unique du titre. Car si Tomb Raider jouait à fond la carte Indiana Jones et God of War celle un peu plus sanglante et prestigieuse de la mythologie grecque, le titre d’Ubisoft lui louche plutôt du côté de Schéhérazade. Dans la peau d’un prince fier et arrogant, le joueur va devoir traverser un palais oriental bourré de pièges et autres mécanismes de défense pour espérer remonter le cours du temps et enrayer le cataclysme dont il est lui-même à l’origine. Sauf que cette aventure il ne sera pas seul pour la mener à bien puisque la belle et mystérieuse Farah sera elle aussi de la partie. 

princeofpersia2Un couple de fortune forcément complémentaire pour résoudre quelques énigmes bien tordues et dont on ne peut que saluer la discrète mais efficace évolution psychologique au fil de l’aventure avec un prince qui parle tout seul en mettant alors le joueur dans le rôle de sa conscience. Cette ambiance orientale où pourrait donc bien naître l’amour est confortée par une superbe bande originale à la hauteur de décors d’une exceptionnelle beauté, d’une grande variété et dont l’immensité n’est pas sans rappeler ceux des différents Tomb Raider. Et là encore il faudra attendre God of War pour trouver mieux dans le genre. Mais là où Les Sables du Temps se révèle véritablement novateur, c’est dans la richesse de son gameplay avec une gamme de mouvements bien pensée et la souplesse qui va avec pour s’en servir.

princeofpersia3Néanmoins, car il y a bien toujours quelques défauts, des angles de caméra parfois exécrables et des combats dont la répétitivité n’a d’égale que l’imprécision viennent ternir quelque peu l’aventure. On appréciera quand même l’usage de la dague du temps pour se sortir d’un mauvais pas même si du coup la difficulté du titre en prend un coup. A ce sujet, il aurait aussi été préférable de ne pas « subir » les visions (vous me direz qu’on peut toujours les passer) à chaque point de sauvegarde puisque ces dernières vous montrent en un éclair la marche à suivre pour les minutes à venir. Sympa mais trop facile. D’autant plus que l’aventure n’excède pas les dix heures de jeu avec au final un boss d’une grande passivité. Quoi qu’il en soit, Prince of Persia : Les Sables du Temps demeure une référence à savourer dans un genre qui tend malheureusement peu à peu à disparaître sur les consoles nouvelle génération.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation 2 ¤ [0] Commentaires

Super Paper Mario (2007)

superpapermarioAvoir un concept original de nos jours dans le monde surpeuplé du jeu vidéo est loin d’être évident. Saluons donc l’initiative de Nintendo qui, par le biais d’Intelligent Systems, a su proposer une alternative aux jeux de plate-formes 2D et 3D avec Super Paper Mario. D’autant plus que loin d’être un énième jeu naviguant à vue sur un concept novateur, ce nouveau Paper Mario offre également un habile compromis entre plate-formes et rpg, même si cette dernière orientation demeure assez légère. Ce n’est par contre pas encore avec ce titre que Wiimote et Nunchuk seront exploités, tant pis ! Le jeu est si agréable à jouer qu’on parvient sans mal à fermer les yeux sur les défauts récurrents des jeux Wii, tout accaparé que l’on est à traquer les cœurs purs pour mettre en déroute le comte Niark.

superpapermario1Du côté de l’histoire, il y a par contre du mieux avec une petite intrigue sympathique qui nous change un peu de l’éternel assaut contre Bowser. Pour la faire courte, Mario et ses amis doivent retrouver huit cœurs purs pour déjouer le plan diabolique du comte Niark et de ses sbires visant à détruire tous les mondes existant. Ce qui m’amène au premier gros point fort du jeu, à savoir son humour omniprésent doublé d’innombrables clins d’œil à la mythologie « Mario ». Car faire équipe avec Peach et Luigi est une chose, mais être également aux commandes d’un certain Bowser, c’est pour le moins réjouissant. Les allusions fusent, les situations amusent (un niveau façon shoot’em up, un autre qui n’est rien d’autre que le « royaume du game over »), et tout joueur ayant déjà arpenté les précédents Mario Bros ne peut que prendre un réel plaisir à voir Nintendo tourner en dérision les fondamentaux de la licence Mario.

superpapermario2J’en arrive maintenant à l’autre point du fort de Super Paper Mario, son système de jeu. La principale nouveauté c’est bien sûr de pouvoir alterner à son gré entre 2D et 3D. Un concept tout bête mais qui une fois la wiimote en main révèle une véritable richesse dans son utilisation. Seul bémol à tout ça, la pauvreté de l’univers 3D dans lequel on ne peut d’ailleurs rester qu’une poignée de secondes, d’une part pour ne pas s’attarder sur ce défaut, d’autre part pour éviter de trop simplifier le jeu puisque les ennemis sont pour la plupart inoffensifs en 3D. Heureusement, Super Paper Mario ne s’arrête pas à ces incessants allers-retours. En effet, Mario et ses amis peuvent faire appel à tout moment à des Pixels, petites « fées » dotées chacune d’un pouvoir comme rétrécir le héros, le fondre dans le décor, retourner une partie de ce dernier, etc… Et tout l’intérêt de ces pixels réside dans le fait qu’ils corsent considérablement l’aventure. Ainsi, il n’est donc pas rare d’être bloqué quelques minutes le temps de trouver quel personnage et quel pixel utiliser pour se débloquer.

Un petit côté réflexif sympathique et une transition toute trouvée pour conclure sur le côté rpg du titre. Outre le fait de passer des niveaux améliorant l’attaque et les points de vie des personnages, on trouve également la possibilité d’utiliser des items curatifs, la fabrication de recettes, l’utilisation des pièces pour acheter d’autres items, la collection de cartes et autres petites quêtes secondaires contribuant à rallonger la durée de vie du jeu qui n’excède pas pour autant les vingt heures de jeu, ce qui n’est déjà pas si mal pour ce qui reste avant tout un jeu de plate-formes. Au final, un titre fort agréable que ce Super Paper Mario. On peut bien sûr râler contre sa facilité et un côté rpg plutôt « light », mais ce serait passer à côté d’un excellent jeu de plate-formes qui se font, il faut bien l’avouer, plutôt rares de nos jours. 

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans Wii ¤ [0] Commentaires

Fable : The Lost Chapters (2005)

fable3A l’occasion de la sortie de Fable II sur la Xbox 360, j’en profite pour revenir sur le premier opus qui avait fait pas mal de bruit à sa sortie et à raison. En effet, le bébé longtemps couvé par le prolixe Peter Molyneux valait vraiment le détour et encore aujourd’hui pour quiconque souhaite endosser réellement la peau d’un héros. Alors me direz-vous, que vaut à Fable d’être unique en son genre à ce jour ? Tout simplement parce qu’il s’agit du premier jeu à véritablement se soucier du « et après ? ». Autrement dit, à se préoccuper des conséquences des actes du héros sur son entourage et plus généralement sur son environnement. Ainsi, chaque décision à prendre se présente de manière manichéenne avec le bien d’un côté, le mal de l’autre, et l’incidence du choix effectué de se faire aussitôt ressentir dans la suite des opérations. Simple comme bonjour et pourtant jamais réellement exploité jusque là.

fable11C’est donc désormais chose faite avec Fable et plus encore visiblement avec sa suite où l’aspect tout entier d’une cité peut changer du tout au tout selon les décisions antérieures du héros. L’intérêt de tout ça ? Une immersion maximale bien entendu. Immersion accentuée par une foultitude de détails vous proposant par exemple de vous marier, d’acquérir une maison et ainsi de suite. Ajoutez à cela quelques idées intéressantes comme les multiples expressions dont dispose le héros à mesure qu’il avance dans l’aventure, du rot au pet en passant par la drague et les gestes obscènes, rien ne manque pour s’y retrouver. Autre idée assez sympathique, le système d’esbroufe vous permettant de vous vanter avant de débuter une quête. Par exemple se battre à poil procure des sensations « intenses ». De ce côté là Fable s’imposait d’emblée comme un modèle à suivre, tout du moins dans les grandes lignes de la démarche adoptée par Molyneux et son équipe.

fable21Toutefois, le titre de Lionhead Studios est loin d’être irréprochable. Car si la réalisation était plus qu’honorable pour 2005 malgré de nombreux bugs d’affichage, cela n’empêchait pas le joueur de s’attarder sur d’autres aspects négatifs beaucoup plus gênants, à commencer par une quête principale convenue et linéaire n’excédant pas la douzaine d’heures pour les traînards. Autre point noir, un système de combat assez brouillon et bourrin par un excès de simplicité à l’image des magies et autres équipements très limités même pour le profane. Cependant, la magie justement opère sans problème dans Fable, et le score de Danny Elfman n’y est sûrement pas étranger. On se laisse happer par cette aventure unique avec un réel plaisir et le concept novateur fait facilement fermer les yeux sur les nombreux défauts. Mais après tout, on ne peut pas non plus en vouloir à Lionhead Studios d’avoir voulu faire dans la nouveauté et de ne pas nous proposer un jeu « parfait » du premier coup. Quoi qu’il en soit, l’essai est transformé en beauté.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans Jeux PC ¤ [0] Commentaires
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