Vieux joueur - Jeux d'hier et d'aujourd'hui

Chroniques sur les jeux vidéos de tous les horizons et toutes les époques.

Medal of Honor (1999)

medalofhonorQuand Steven Spielberg s’intéresse de près à un sujet, cela donne souvent lieu à une nouvelle référence dans le genre. Prenons par exemple la Seconde Guerre Mondiale qui le passionne depuis toujours. De son intérêt prononcé naquirent La Liste de Schindler d’un côté, Il faut sauver le soldat Ryan de l’autre, ainsi qu’une mini série produite avec Tom Hanks, Band of Brothers. Et le jeu vidéo ne fait pas exception à la règle chez le cinéaste. Développé par Dreamworks Interactive, comprenez « Spielberg & Co », Medal of Honor jouit non seulement du prestige de son « parrain » surdoué mais aussi et surtout d’un souci de réalisation qui allait marquer un tournant dans le FPS tel qu’on le connaissait alors à l’époque. Spielberg avait encore frappé.

medalofhonor11Medal of Honor, titre dédié aux combattants de la WW2, se présente donc comme un FPS où vous incarnez James Patterson, fraîchement recruté par l’OSS. Aussitôt arrivé vous devez faire vos preuves et les missions de s’enchaîner pour un total honorable de 25 épreuves au cœur même du conflit. A noter au passage que le jeu lancera la mode des FPS se déroulant en 39-45. Pour ce qui est des missions, il y a un peu de tout entre les collaborations avec la Résistance, de l’espionnage et bien sûr du sabotage des installations allemandes. De plus, chaque mission est ponctuée par un récapitulatif précis sous forme d’évaluation avec notamment le détail en pourcentage des tirs effectués sur chaque victime du IIIème Reich. Et si vous remplissez certaines conditions, en particulier le temps de jeu, vous aurez peut-être la satisfaction d’obtenir une médaille en récompense.

medalofhonor21Venons-en maintenant au point fort du jeu, à savoir son réalisme. Spielberg oblige, on a pas lésiné sur les moyens mis en œuvre, notamment des conseillers militaires et autres historiens. Ainsi, Medal of Honor de s’inscrire dans une logique réaliste plus que bienvenue. Citons par exemple les images d’archives hautement immersives, des soldats allemands qui parlent allemand, les réactions de ces derniers selon l’endroit où ils ont été blessés par balle, etc… Bref, on s’y croirait presque à l’exception des nombreux bugs sur lesquels je reviendrais plus tard. D’autant plus que l’autre gros point fort du titre, c’est sa bande son très « Indiana Jones », tantôt grand spectacle, tantôt jalonnée de bruitages comme des chiens aboyant au loin qui vous font vraiment rentrer dans la peau du héros. Deux atouts majeurs jusque là ignorés par les autres développeurs et qui deviendront rapidement les nouveaux standards du nouveau FPS.

medalofhonor3Toutefois, il demeure quand même une zone d’ombre à tout ça. A commencer par un manque de précision assez catastrophique, surtout pour un FPS. Certes le jeu est relativement aisé à terminer, mais la gestion des dommages est vraiment trop aléatoire selon les armes utilisées. Ainsi, avec le fusil standard vous pourrez sans mal toucher un ennemi à la tête en visant largement à côté tandis que le fusil à pompe nécessitera d’être quasi à bout portant pour fonctionner. Rageant pour les adeptes du headshot. Autre souci majeur, les problèmes inhérents à la gestion des collisions. Autrement dit, il n’est pas rare de rester coincer dans un mur ou dans une bouillie de pixels faisant office de feuillages sans possibilité de se dégager sauf en recommençant le niveau. Des feuillages d’ailleurs à travers lesquels l’ennemi peut voir et tirer sans souci mais vous non. Citons également les innombrables bugs d’affichage auxquels on pardonnera facilement mais qui trahissent sans mal l’âge du titre.

Enfin, et là c’est un moindre mal puisque le défaut est encore très présent dans les titres qui sortent aujourd’hui, Medal of Honor possède une IA calamiteuse. Avoir doté l’ennemi de la faculté d’user de grenades et autres roquettes était une bonne chose en soi. Dommage par contre qu’il suffise de le laisser faire mumuse pour en être débarrassé puisqu’il tirera la plupart du temps à proximité d’un mur et s’enverra tout seul ad patres. Boum ! Au final, Medal of Honor conserve encore aujourd’hui cette aura propre aux grands jeux et figure en bonne place parmi les pionniers du FPS nouvelle génération. Un incontournable sur PS1.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires


Knockout Kings 99 (1998)

25400691_pIl n’y a pas un sport où Electronic Arts ne propose pas sa petite simulation et la boxe n’échappe pas à la règle avec la série des Knockout Kings. Premier opus sorti sur la fin de la Playstation, Knockout Kings 99 bénéficie des mêmes avantages et des mêmes défauts que les autres productions EA. Autrement dit la licence synonyme de vrais noms des boxeurs et l’absence quasi totale de concurrents pour les plus, une réalisation médiocre, voire exécrable, et une durée de vie très faiblarde pour les moins. Car c’est une évidence, Knockout Kings 99 est un jeu très limité. Hormis les matchs d’exhibition sans autre intérêt qu’incarner ou bien se frotter aux légendes de la boxe, le titre ne propose qu’un mode carrière rapidement expédié en quelques combats. Vous créez votre boxeur classique ou votre “cogneur”, si possible un noir pour ne pas avoir l’air trop ridicule, vous choisissez dans quelle catégorie il boxera (Léger, Moyen, Lourd), s’il est gaucher ou droitier, et c’est là que le calvaire commence.

knockoutkings99D’abord il y a la rituelle séance d’entraînement pour améliorer quelque peu vos caractéristiques. Simplement ridicule puisqu’elle vous offre le choix entre sac de sable et “ballon d’entraînement” (j’ignore le nom de ce truc ^^), n’espérez donc pas cavaler dans les rues de Philadelphie aux côtés de Rocky Balboa. Vient ensuite la présentation du combat avec Christian Delcourt et Jean-Claude Boutier qui doivent bien lancer trois phrases chacun pour immerger le joueur dans son match (lol). Enfin, le combat lui-même. Premier frisson d’horreur, la bouillie de pixels faisant office de public. Second frisson d’horreur, l’absence totale d’ambiance, même quand vous combattez au Caesar’s Palace ou au Madison Square Garden. Troisième et dernier frisson d’horreur, qui lui par contre s’étend indéfiniment, la réalisation calamiteuse du jeu. Le côté simulation ayant comme d’habitude été privilégié, on a droit à un panel de coups respectable mais très difficiles à placer. N’espérez donc pas envoyer votre adversaire au tapis sans arrêt. Au contraire, on passe tout le round, ou plutôt tous les rounds (on dirait pas mais c’est très long un round…) à esquiver et se faire contrer pour finalement gagner aux points systématiquement. Bref, les combats sont sans intérêt. Cerise sur le gâteau, l’IA est ridicule avec un adversaire qui frappe dans le vent 90% du temps. Au final, dans le rétro, mieux vaut encore un Punch Out ou un Ready to Rumble.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires

Dynasty Warriors (1997)

25139186_pAvant d’évoluer vers le beat’em all historique, Dynasty Warriors était un simple jeu de baston sorti pour la première fois en 1997 sur la Playstation. C’est même le seul opus du genre. Le principal intérêt du jeu résidait justement dans son aspect historique relativement soigné qui vous proposait une dizaine de combattants issus de trois royaumes (Wei, Shu, Wu) en guerre pour la conquête de la Chine entre 184 et 280 après Jésus Christ. Chacun des combattants est adepte d’une arme traditionnelle qu’il vous faudra maîtriser pour venir à bout de vos adversaires. Mais plus important encore, c’est la parade qu’il faudra dompter.

dynastywarriorsCar Dynasty Warriors pousse la veine historique en tentant de se rapprocher de la réalité de l’époque où le plus important n’était pas tant de tuer votre ennemi mais plutôt d’éviter ses coups. Ainsi, le titre développé par Koei s’avère plus technique qu’il n’y paraît. Les coups sont nombreux, variés et surtout il vous suffit d’un ou deux bons enchaînements pour tuer n’importe qui. Un concept qui sera repris et poussé à l’extrême peu après par l’équipe de Bushido Blade. On retrouve d’ailleurs un point commun, enfin plutôt un gros défaut commun, dans les deux titres, à savoir qu’ils sont très lents. L’esquive est primordiale certes mais cet immobilisme est assez pénible au bout d’un moment surtout que le gameplay ne répond pas aussi vite que l’on voudrait. Pour ce qui est du jeu en lui-même, il n’est pas très beau avec des combattants aux polygones encore très apparents, des décors minimalistes, des musiques répétitives et aucune originalité dans les modes de jeu proposés. Bref, plus une curiosité pour les amateurs de la série qu’autre chose.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires

Castrol Honda Superbike Racing (1999)

25117633_pCastrol Honda Superbike Racing (rien que ça) est comme son pompeux patronyme l’énonce une simulation de course de bécanes de chez Honda sortie sur Pc et Playstation. Une parmi tant d’autres qui ne restera pas dans les annales. Techniquement correct, même si on nous propose vraiment le minimum syndical, le jeu n’offre rien d’autre qu’un mode championnat avec environ une douzaine de courses qui se ressemblent toutes. Tiens, commes les motos ! Quant aux sensations de course, elles restent honorables tant que l’on parvient à rester sur la piste. Après, si vous parvenez à vous reconnaître dans le fer à repasser pixellisé qui glisse sur le gravier, chapeau !

castrolhonda1Côté gameplay, on est allé au plus simple chez les développeurs. Armé de votre Dual Shock, vous n’aurez quasiment qu’a utiliser le joystick gauche pour tourner et le droit pour accélérer et freiner. Simple mais efficace. D’autant plus que le côté simulation étant poussé à l’extrême, tout le reste est assisté, notamment le freinage et la direction. Autrement dit vous pouvez sans problème accélérer continuellement et braquer au dernier moment, l’IA fera le reste… Bien entendu vous pouvez désactiver tout ça et au contraire activer d’autres petites surprises comme la surchauffe moteur, les dommages, l’usure des pneus, les pénalités en championnat et bien sûr la casse pure et simple. C’est amusant un moment mais le jeu étant assez dur comme ça, qui plus est doté de six niveaux de game level, vous vous lasserez vite de vous faire prendre des tours par vos concurrents pendant que vous tenterez tant bien que mal de regagner les stands pour rafistoler votre brouette.

castrolhonda2Parmi les autres mauvaises surprises, le faible nombre de concurrents. Vous y compris, vous serez seulement huit par course pour tenter de remporter le championnat. C’est vraiment très peu, d’autant plus qu’il y avait sûrement la place d’en mettre d’autres, le jeu étant loin de solliciter réellement la machine. Autre absence regrettable, celle d’un plan des circuits avant et pendant la course. C’est toujours agréable de savoir qu’il y a un virage en épingle au bout de cette longue ligne droite où vous montez gentiment à 300km/h… Bref, Castrol Honda Superbike Racing est un jeu tout ce qu’il y a de plus médiocre. Le côté simulation est honnête mais du coup tellement dur qu’on s’en lasse très vite. D’autant plus que ce n’est pas la réalisation encore plus médiocre du titre qui risque de retenir le joueur devant son écran. Un jeu à réserver aux puristes donc, et encore…

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires

Bushido Blade (1998)

23487338_pDans la famille des jeux de combat atypiques, je voudrais Bushido Blade. En 1998, Squaresoft éditait ce jeu au concept pour le moins original développé par la petite société Light Weight. Squaresoft impliqué dans un jeu de baston, en voilà une surprise. Un titre qui eut pourtant bien du mal à s’imposer dans le monde impitoyable des jeux de combat et ne parvint finalement à séduire qu’une poignée de puristes. Le pourquoi du comment ? Tout simplement parce que Bushido Blade ne ressemble en rien à ce que l’on avait pu voir jusque là.

bushidoblade11La principale différence repose dans le concept du “one-shot”. Autrement dit il est possible de remporter un combat en portant un seul coup à l’adversaire. On est très loin des défouloirs Street Fighter, Tekken et autres Bloody Roar. Ici c’est avant tout la stratégie et la technique qui priment. Au lieu de se lancer à corps perdu dans l’affrontement, il convient plutôt d’observer son adversaire, de parer ses attaques et de tenter des approches jusqu’à finalement trouver la faille et frapper au but. Autre élément d’une réelle importance, le choix de l’arme que vous allez utiliser. Avec huit armes à votre disposition (Katana, Rapier, Naginata, Sledgehammer, Nodachi, Long Sword, Saber, Broadsword), il y en a pour tous les goûts et tous les styles de combat du corps à corps au combat longue portée. Résultat, les phases de jeu sont très prenantes et la technique indispensable contribue à une immersion totale durant le combat. Cerise sur le gâteau, il est également possible de blesser son adversaire en l’empêchant par exemple de courir une fois qu’il est touché à la jambe.

bushidoblade2J’en viens maintenant aux aspects négatifs d’un tel titre. En premier lieu le fait qu’il est à réserver à un nombre assez restreint de joueurs car le gameplay, même s’il est impeccable une fois le jeu bien en main, nécessite un temps plus ou moins long d’acclimatation. Donc, si vous n’êtes pas spécialement patient, passez votre chemin. Viennent ensuite les défauts majeurs du titre dont la réalisation n’est souvent pas loin d’être calamiteuse. La vitesse par exemple. Bushido Blade est un jeu assez lent malgré quelques éclairs fugitifs pour certaines attaques. Et même s’il aurait probablement été injouable à grande vitesse, il faut bien reconnaître que les protagonistes se traînent un peu. Autre grosse déception, des modes de jeu assez faiblards. Le Story Mode par exemple est particulièrement baclé avec deux malheureux décors, qui plus est d’une extrême laideur. Une erreur impardonnable quand on a déjà pas digéré d’avoir seulement six personnages jouables. On trouve également un POV Mode permettant de combattre en vue subjective. Mais là encore la réalisation est tellement mauvaise qu’on abandonne rapidement la partie. Reste un Slash Mode honorable, sorte de survival divisé en levels avec un boss tous les dix cadavres. Cependant, rien de bien folichon.

Au final, Bushido Blade est davantage une curiosité qu’un bon jeu. A réserver d’une part aux amateurs de la culture nippone qui apprécieront les musiques traditionnelles et un esprit “samouraï” omniprésent, d’autre part aux inconditionnels du jeu de combat désireux de tenter une nouvelle approche du genre. C’est plutôt dommage parce qu’avec une réalisation supérieure ce concept novateur ne serait pas resté lettre morte par la suite.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires

Bust-A-Move 4 (1999)

22994812_pAprès Bust-A-Move 2 Arcade Edition je vais m’attarder un peu sur l’épisode 4 dans sa version Playstation pour une petite comparaison. Première chose à dire, ce n’est plus vraiment le même jeu. Bon, c’est toujours un puzzle game, mais le puzzle game en lui-même a pas mal évolué en trois ans. Par exemple, les animations à l’écran son plus nombreuses, voire trop nombreuses au point de fatiguer la vue encore plus rapidement. Phénomène aggravant, les désormais dix personnages jouables (juste là pour faire joli et pousser des cris différents durant le jeu) ne tiennent pas en place durant la partie et s’agitent suffisamment « devant » l’écran pour déconcentrer le joueur, ce qui à la longue devient très agaçant.

bustamove41Les musiques sont également plus nombreuses et dans l’ensemble plutôt agréables. Seul hic, les boucles ont été revues à la baisse et le petit air sympathique de devenir subitement horripilant, surtout que les parties sont elles aussi devenues interminables mais je vais y revenir. Du côté des modes de jeu on note aussi quelques nouveautés, à commencer par un Game Level supplémentaire, le Very Hard. Le Puzzle Game est lui agrémenté d’un mode Story et puis il y a aussi l’apparition des Challenges (5×5 rounds) pour faire durer un peu le plaisir. Autre petit détail appréciable, le choix du handicap (de 1 à 5) pour une partie joueur contre joueur, ce qui permet d’équilibrer un peu plus les affrontements. Mais ça malheureusement c’était sans compter sur la Chain Reaction.

bustamove42J’en arrive donc à la grosse nouveauté de ce titre (en tout cas par rapport à la version 2, n’ayant pour ma part jamais essayé la 3), le système de Chain Reaction, véritablement à double tranchant. Le principe est simple, quand vous libérez trois bulles de couleur identique et que celles-ci supportaient une quatrième bulle de couleur différente, cette dernière est alors susceptible d’aller compléter un hypothétique groupe de deux bulles de la même couleur qui, si elles supportent également une bulle isolée, risquent de répéter l’opération… et ainsi de suite. Sur le papier, c’est pour le moins réjouissant. Dans le jeu c’est tout autre chose. En premier lieu parce que ce système, bien qu’il charge énormément l’animation en cours de jeu, a également tendance à rendre les parties interminables.

bustamove43Que vous jouiez contre l’ordinateur ou un autre joueur humain, vous allez devoir plus que jamais miser sur une erreur de votre adversaire pour espérer l’emporter. En effet, ces réactions en chaînes, bien qu’elles puissent être appréciables dans le fait de vider subitement votre écran, peuvent être tout autant détestables quand le phénomène se produit chez l’adversaire. C’est le jeu vous allez me dire… Sauf que la plaisanterie peut se reproduire un grand nombre de fois avant qu’un des deux finisse par y rester. Résultat, même si vous vous efforcez de configurer votre propre Chain Reaction pour achever l’adversaire, le moindre round se révèle beaucoup plus long que dans la version 2. Et ce qui peut être vu comme un plus chez certains, le sera nettement moins chez d’autres. Perso je trouve que ça nuit plus qu’autre chose au plaisir procuré par le titre de Taito. Sinon le jeu a également subi d’autres petites évolutions, notamment un système de balances aux réactions assez imprévisibles ainsi que l’arrivée de bulles mimétiques qui adoptent la couleur des bulles libérées à proximité. Au final, une semi-réussite à réserver aux purs et durs de la série.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires

Bust-A-Move 2 Arcade Edition (1996)

22965445_pS’il y a un jeu qui, à ma connaissance, pourrait rivaliser avec le légendaire Tetris, c’est bien Bust-A-Move. Un titre développé par Taito et édité par Acclaim dont le concept, aussi simple et sadique que celui de Bullet-Proof Software, vous scotche à coup sûr devant votre écran des heures durant sans jamais pouvoir décrocher jusqu’à usure rétinienne complète. A savoir un petit dinosaure trouillard qui manœuvre une manivelle pour tirer des bulles de couleur sur d’autres bulles qui menacent de s’écraser sur votre pomme. Une sorte de Tetris à l’envers donc où plutôt que retourner vos pièces de puzzle dans tous les sens vous devez avant tout apprendre à viser.

bustamove21Graphiquement c’est on ne peut plus simple là où de toute façon il aurait été inutile de chercher à trop habiller le jeu. Très coloré, Bust-A-Move fatigue par contre beaucoup les yeux au bout de quelques heures en plus de vous mettre progressivement les nerfs en pelote. Surtout si vous jouez contre plus fort que vous. Sinon il y a de quoi s’occuper un petit moment en solo avec le mode Puzzle Game où 30 rounds minimum sont nécessaires pour boucler le jeu. Vient ensuite le mode classique contre l’ordinateur, soit 12 petits rounds à terminer avec un nombre de crédits déterminé au début de la partie. Enfin, il y a le Time Attack pour améliorer vos temps sur les 80 rounds disponibles dans le jeu.

bustamove22Du côté des musiques, on accroche ou pas à ces petits airs très vite familiers qui sont dans l’ensemble plutôt agréables comme bruit de fond. De toute manière, le joueur averti est tellement concentré devant son écran à élaborer la meilleure stratégie (grappe ou pas grappe ?) pour l’emporter que plus rien n’existe autour de lui. C’est d’ailleurs le seul véritable défaut de ce genre de titre : l’addiction qu’il génère après seulement quelques minutes de jeu. Et c’est encore plus flagrant en groupe puisque contrairement à un jeu de foot par exemple où un novice aura bien du mal à rivaliser avec un inconditionnel, dans Bust-A-Move le principe et les commandes sont si simples qu’en très peu de temps on est dans le coup. Au final, un excellent titre que cette conversion Arcade. Le genre de jeu qu’il est quasi impossible de ne pas ressortir au moins une fois de temps en temps.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires

Rival Schools : United by Fate (1999)

22895597_pCapcom et le jeu de baston ce n’est pas que la juteuse franchise Street Fighter. La preuve avec Rival Schools, titre relativement fun et original, à 200% japonais, et qui même s’il est loin d’être parfait, a au moins le mérite de proposer autre chose. Inutile de tourner autour du pot plus longtemps, la principale nouveauté réside dans le concept de combattre par équipe. Cependant, le jeu n’ira pas jusqu’à vous proposer de changer de combattant en plein combat, ça se serait le rêve, mais seulement de faire appel à votre « soutien » pour des attaques spéciales à deux particulièrement dévastatrices. Ce n’est déjà pas si mal.

rivalschools1Mais Rival Schools ne se résume pas non plus à ce petit plus sympathique. Se déroulant dans une école japonaise où chacun mène sa petite enquête pour comprendre comment certains élèves disparaissent mystérieusement, le jeu de Capcom bénéficie d’une aussi d’une bonne ambiance, très décontractée, avec son lot de personnages aussi charismatiques que ridicules pour la plupart largement inspirés du manga. On peut également noter quelques petits clins d’œil de Capcom à son légendaire Street Fighter avec par exemple les attaques d’une Sakura qui ne sont pas sans rappeler celles d’une certaine Chun-Li… On pourrait aussi évoquer la motarde Akira, etc…

rivalschools2Pour ce qui est du jeu en lui-même, le premier point fort c’est le nombre conséquent de personnages jouables. Aux vingt personnages originaux viendront s’ajouter au fur et à mesure vingt-quatre personnages spéciaux qui, même s’ils se résument pour la plupart à de simples copies, offrent quand même un large panel au joueur. Bref, entre Kyoko l’infirmière, Shoma le joueur de baseball, Natsu la volleyeuse, Roberto le super-goal ou encore Hayato le prof d’EPS, il y a de quoi s’occuper un moment, surtout que chaque personnage se comporte différemment selon qu’il est utilisé en combattant actif ou de soutien.

rivalschools3Au niveau des modes de jeu c’est correct, sans plus. Pourtant, Rival Schools est proposé sur deux disques, un bleu pour la version Arcade d’origine, et un jaune, appelé « Evolution » qui prolonge l’aventure avec quelques améliorations et divers petits jeux cachés à débloquer. Néanmoins, on en a vite fait le tour, même avec la difficulté réglable. Une fois le mode Story bouclé, il ne reste guère que la League ou un Tournoi pour faire durer un peu l’aventure. Car ce ne sont pas les tirs au but de Roberto ou les massages de Kyoko qui vous retiendront bien longtemps… C’est d’ailleurs un peu le défaut récurrent dans ce jeu, beaucoup de bonnes idées mais rien de vraiment consistant.

rivalschools4Heureusement, ce défaut ne s’applique pas trop aux combats eux-mêmes. Avec à la base un large éventail de coups disponibles pour chaque personnage, qui plus est largement accessibles puisque le jeu est clairement orienté Arcade, auxquels il convient d’ajouter les puissantes attaques « Vigueur Brûlante » que l’on peut déclencher dès qu’on a accumulé un peu d’énergie en délivrant des coups et bien entendu les combos par équipe, c’est un vaste choix qui s’offre au joueur. Cerise sur le gâteau, le jeu est rapide et aérien, ce qui multiplie encore les possibilités d’attaques. Seul gros bémol à tout ça, une esthétique particulièrement décevante de la part de Capcom. Les décors sont impeccables mais les personnages sont vraiment laids, sans parler des « gros » comme Gan et Raizo qui eux sont véritablement affreux. Une impression de jeu « bâclé » qui gâche un peu le plaisir et n’encourage pas vraiment à trop s’attarder dessus. Il n’empêche que Rival Schools, à la fois drôle et original, est un titre à posséder sur Playstation pour tout amateur de jeux de baston qui se respecte.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires

Bloody Roar II : Bringer of the New Age (1999)

22880931_pUn an à peine après la sortie du Tekken 3 de Namco, la petite abeille d’Hudson Soft proposait aux joueurs la suite de son Bloody Roar. N’ayant jamais eu l’occasion de tester le premier opus, je me contenterais donc de vous livrer mes impressions sur sa suite. En premier lieu qu’on est aux antipodes d’un Tekken, aussi bien graphiquement que dans le style de combats proposés. Autant le titre de Namco est relativement beau pour la Playstation, autant celui d’Hudson Soft ne peut certainement pas miser sur sa beauté ni sur ses personnages polygonaux.

bloodyroar21Non, l’intérêt d’un Bloody Roar II est ailleurs, et principalement dans son caractère « explosif ». Le jeu est plutôt rapide et surtout bon nombre des combos réalisables le sont à grande vitesse. Pas qu’il soit difficile de les sortir, au contraire, mais plutôt qu’une fois la commande effectuée votre personnage jaillit comme une bombe sur son adversaire pour le lacérer avec entrain et bonne humeur. Un plus indéniable qui plus est non dénué d’un peu de stratégie puisqu’il faudra ruser un minimum pour vous métamorphoser en bête au moment le plus opportun pour prendre ou confirmer votre avantage.

bloodyroar22J’en viens justement à ces métamorphoses, l’autre particularité du jeu, en vous résumant en quelques lignes le contexte très « Marvel » du titre d’Hudson Soft. La vilaine Tylon Corporation a effectué des manipulations génétiques pour créer une race de surhommes, les Zoanthropes. En réveillant en eux des gênes d’animaux endormis (rien que ça), ils ont considérablement augmenté leur force, vitesse et endurance. Bien entendu les humains ont pris peur et considéré comme terroristes ces mutants. Ces derniers sont alors divisés en deux factions, d’un côté le ZLF (Zoanthropes Liberation Front), agressifs contre les humains, et de l’autre les renégats.

bloodyroar23Au sujet du contenu, rien de bien original n’est proposé. Un mode Arcade, un mode Story (assez soigné pour une fois), le VS, le Survival et un mode Watch pour regarder combattre l’ordinateur. Pour ce qui est des combats en eux-mêmes, le principal intérêt du titre réside donc dans son mode animal. Toutefois, il faut reconnaître que les chorégraphies de certains personnages sont plutôt réussies (en particulier Long et son jumeau maléfique ShenLong) et qu’on éprouve un réel plaisir à effectuer certains enchaînements, le tout sur une assez bonne bande son. De plus, les onze combattants jouables (Yugo (wolf), Stun (insect), Shina (leopard), Bakuryu (mole), Long (tiger), Shenlong (tiger), Alice (rabbit), Uriko (half beast), Busuzima (chameleon) : le freak de la bande, Jenny (bat) et Gado (lion)) sont relativement bien équilibrés, les moins puissants se rattrapant par exemple sur leur capacité à esquiver et contre-attaquer. Au final donc un petit jeu de baston agréable qui mérite le détour surtout pour sa bestialité.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires

Vigilante 8 (1998)

22820042_pVoilà un petit jeu fort sympathique développé par une petite société américaine, Luxoflux, et édité par Activision. Pour le contexte, nous sommes dans un futur pas si lointain que ça où la pénurie de pétrôle touche toute la planète. Au volant de leurs bolides, les Coyotes de Sid Burn terrorisent les habitants et seuls les Vigilantes de Convoy osent s’opposer à eux. Vous l’aurez compris, il plâne comme une petite ambiance Mad Max dans ce jeu, et c’est un plus indéniable. Ici pas besoin de cogiter trois heures puisque le but est de détruire vos adversaires par tous les moyens et avec toutes les armes à votre disposition. Mitrailleuses par défaut, canons, roquettes, missiles thermiques et autres mines vous aideront bien entendu dans votre tâche. Bref, tout ce qu’il y a de plus bourrin et régressif mais ô combien jouissif si l’on veut bien mettre la morale de côté.

vigilante81Techniquement le jeu s’en sort pas mal pour la Playstation. Les décors sont assez moches mais les bolides sont plutôt bien modélisés et la 3D tient la route, notamment une gestion agréable de la caméra au moyen du joystick droit. Même chose pour un gameplay réussi car intuitif avec les boutons L et R en guise de gâchettes pour les mitrailleuses. Pour ce qui est du contenu, la durée de vie est honorable elle aussi. Trois niveaux de difficulté (Sans plomb, Ordinaire, Super) et quatre missions avec objectif(s) par quête et par personnage. Pas mal de personnages sont par ailleurs jouables, dont la moitié à débloquer, et ce dans une jolie brochette de véhicules variés allant du 4×4 à la limousine, en passant par le van, le truck, le pickup et même un school bus conduit par un ado obèse. Le tout uniquement dans des modèles des sixties et seventies américaines.

vigilante82Ce qui me permet une transition toute trouvée vers l’ambiance du jeu très funky, véritable point fort d’un titre kitschissime à souhait. Que ce soit seul, en duel avec un autre joueur ou bien en mode coopération, le jeu offre pas mal d’heures à faire tout exploser. Et même si on est très loin d’un Mario Kart et consorts, puisque de course il n’est pas question (et c’est là le défaut majeur de Vigilante 8), le tout se révèle particulièrement fun(ky). Bref, Vigilante 8 est un petit jeu sans prétention à la réalisation moyenne mais qui a pourtant du laisser un bon souvenir à pas mal de joueurs. En tout cas j’en suis.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans PlayStation ¤ [0] Commentaires
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