Vieux joueur - Jeux d'hier et d'aujourd'hui

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The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay (2004)

butcherbayJolie petite surprise que nous réservait Starbreeze en exclusivité sur Xbox pour son deuxième titre après le méconnu Enclave. Habile mélange entre FPS et jeu d’infiltration, Escape from Butcher Bay place le joueur dans la peau d’un Vin Diesel charismatique comme jamais (il faut le voir désarmé lancer à un mécha blindé le reconnaissant subitement : « Tu vas avoir besoin de renforts »), qui plus est parfaitement mis en valeur par le scénario. C’est d’ailleurs le gros plus du jeu, son histoire et les personnages croisés par noter héros. N’étant pas l’adaptation d’un film mais plutôt un éclaircissement sur ce qui se passait avant Pitch Black, autrement dit un petit bout de l’histoire de Richard B. Riddick (où l’on assiste à son opération le rendant nyctalope), Escape from Butcher Bay se présente quasiment comme un film à part entière. Un cachet cinématographique vraiment agréable et que les cinéphiles savoureront tout particulièrement grâce aux doublages de Ron Perlman, Michael Rooker, Lance Henriksen et bien sûr Vin Diesel himself. Bref de quoi réjouir tout amateur de cinéma de genre qui se respecte.

butcherbay1Néanmoins, le titre de Starbreeze ne se limite pas à son casting, bien au contraire. Doté d’une ambiance malsaine au possible avec cette prison infâme à mi chemin entre Oz et Alien 3, Butcher Bay s’impose comme un véritable hymne à la décrépitude physique et morale dans un enfer où le héros va devoir se faire une place le temps de trouver un moyen de s’évader. Cette ambiance parfaitement réussie mise à part, on est aussi en présence d’un jeu incroyablement beau pour la Xbox et qui rivalisait sans mal à l’époque avec les ténors du jeu PC. A noter au passage que le jeu vient d’être remasterisé intégralement en HD pour intégrer en bonus sa propre suite, Assault on Dark Athena qui vient de sortir sur X360. J’y reviendrais dans un test de ce dernier. Bref, une merveille visuellement malgré quelques petits bugs d’affichage parfois gênants. Ce qui est vraiment gênant par contre, c’est la durée de vie du soft qui n’excède pas les six heures. Pas de multijoueur non plus, mais là ce n’est pas forcément un mal, le multi de Dark Athena étant complètement raté et étrangement désert.

butcherbay2Pour ce qui est du jeu en lui-même, c’est donc dans la forme un FPS mais dans le fond le plus souvent un jeu d’infiltration. Autrement dit, un FPS où l’on ne tire quasiment jamais en préférant largement les exécutions silencieuses superbement mises en scène. On passe donc pas mal de temps en mode furtif, caché dans les bouches d’aération ou bien perché en attendant le bon moment pour fondre sur un ennemi esseulé. Inutile de préciser que le côté immersif est totalement réussi avec des gardes loin d’être idiots, la possibilité de dissimuler les corps et un système de check-point poussant à recommencer telle ou telle zone sans se faire repérer. A signaler également un petit côté rôliste plutôt sympathique avec des autochtones qui vous confieront de petites missions en échange de quelques petites faveurs. Âmes sensibles s’abstenir donc puisque les meurtres sont légion et les insultes encore plus nombreuses. Je retiendrais le « Tu vas chier tes poumons » qui m’a personnellement bien fait rire. Au final, une très bonne surprise dont le seul défaut tient finalement à sa qualité qui nous le fait terminer très vite.

Par Sylkarion, le 19 mai 2009 dans XBox ¤ [0] Commentaires

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